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artist statement (en)
the notion of encounter, the one that occurs between the work and the spectator and becomes a point of contact between them, lies at the heart of his work. the artist endeavours to create interfaces that lead us into the experience of what we see and hear. from familiar objects and immediately recognizable situations arsenault constructs environments imbued with visual and narrative tension. his moving images are set in reality, yet depart from it at once due to photo processing. the characters inhabiting them — the human figure is a constant — may variously take on a colour, a spectral aspect, or the traits of an animated model. a situation is deployed and unfolds in a process of repetition, disappearance, and saturation. the formal play sometimes makes us lose sight of the image, but in our experience of it, our keenest attention called to the task, we hold on to it, finding it and lose it by turns, and create a visual montage of our own, within ourselves.
the encounter is marked a proliferation of frames, close-up shots, and points of view, but it also comes about from what’s signified. whether derived from still or moving images, the artist shows us his characters’ inner space. he creates an affective loop in the one watching and entering the circumference of his installations, the one who stands before and within the image, feeling almost as if he or she were there, through projection, or simply by proxy.
démarche artistique (fr)
spectacle/anti-spectacle, spectature, narration, participation du spectateur à la réalisation de l’œuvre, spectateur-observé sont autant d’éléments de recherche qui habitent sa démarche. la notion de rencontre est au centre du travail de jason arsenault. qu’il s’agisse de mettre en place un dispositif matériel ou une situation, l’artiste s’emploie à créer des interfaces qui lui servent de support pour la production d’interactions. car ce qui l’intéresse, c’est de s’approcher de l’inaperçu, de pointer les faits et les gestes minuscules qui se produisent tous les jours et sur lesquels, bien souvent, aucun regard ne se pose.
partant d’éléments familiers et de situations qui peuvent être reconnues d’emblée, il construit des environnements où se joue une tension visuelle et narrative. ses images en mouvement et ses actions performatives s’inscrivent dans le réel, mais elles en sortent aussi en raison d’un traitement inspiré de la photographie. les personnages qui les habitent prennent tantôt une couleur, un aspect spectral, tantôt les marques d’un modèle animé ou d’un jeu exagéré. une circonstance est déployée et son défilement use des procédés de la répétition, de la disparition ou de la saturation. le jeu formel qui y est à l’œuvre fait parfois perdre l’image ou encore la situation qui est soulignée, mais l’expérience qui en est faite tente d’immobiliser l’attention du regardeur dans toute son acuité et cherche à faire en sorte que ce dernier la retienne, la retrouve et la perde à nouveau. ainsi, le spectateur opère de lui-même et en lui-même le montage des images ou encore les actions qui lui sont présentées.
depuis plusieurs années déjà, son travail explore l’idée de la lenteur et du presque rien. il utilise des plans-séquences ou encore des actions simples pour tenter de montrer ou de pointer au monde des faits et des gestes qui passent généralement inaperçus au quotidien. c’est sa façon de souligner l’ordinaire en le rendant extraordinaire ou encore bizarre (c’est selon).
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